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Musée National du Mali : Une grande richesse culturelle des Maliens

Le Musée national du Mali est un musée archéologique et ethnologique situé au pied de la colline de Koulouba à Bamako. Il présente différentes expositions permanentes et temporaires sur la préhistoire au Mali, les costumes, les instruments de musique, les objets rituels des différentes ethnies vivant au Mali.

Placé sous la tutelle du ministre chargé de la Culture, il a pour mission la collecte, la conservation et la diffusion du patrimoine cultuel archéologique, historique, ethnographique et contemporain, sous forme de biens culturels et de documents audiovisuels. Il présente des expositions permanentes et temporaires d’archéologie et d’ethnographie, ainsi que d’art contemporain et des pièces de la biennale africaine de la photographie de Bamako, ainsi que d’autres expositions temporaires d’art contemporain avec des artistes maliens.

«Environ 7 300 objets  inventoriés»

Le Musée national du Mali est sans doute l’un des plus fascinants d’Afrique noire. Des pièces de toute beauté, de la culture dogon à la culture bambara, sont offertes au regard d’un public très fourni. La scénographie est très réussie. Elle est d’autant plus imposante que le musée est très vaste, d’une architecture sobre et élégante. Ce lieu permet de mettre en valeur les plus belles pièces. Des centaines de masques et de sculptures. Les ethnies les plus représentées sont les Bamanans, les Dogons, les Sénoufos alors que les objets les plus nombreux sont les masques et les statues. On y retrouve également les textiles maliens tels que le Tellem qui compte parmi les plus anciens du Mali et d’Afrique, le Bogolan et le coton…

Aux dires de son Directeur général adjoint, Dr Salia Malé « environ 7 300 objets ont été inventoriés. D’autres objets notamment archéologiques sont en cours de l’être».

L’ex-conservateur du musée de Bamako, Samuel Sidibé, est l’un des seuls sur le continent à avoir su limiter les pillages. Il est même parvenu à récupérer bien des œuvres qui avaient quitté illégalement le Mali. Ainsi, le célèbre «bélier de Chirac», une œuvre qui lui avait été offerte par des collaborateurs élyséens, a retrouvé le chemin du Mali. Cette œuvre faisait partie de la liste de l’ICOM (International Council of muséum), celle du patrimoine pillé. Des dizaines de très belles œuvres saisies ces dernières années ont rejoint le musée. Le Mali est d’autant plus sensible aux questions de protection du patrimoine qu’il en est richement doté, notamment le long de la vallée du Niger.

L’histoire du Musée National du Mali, comme celle de la plupart des musées nationaux d’aujourd’hui dans les pays anciennement colonisés par la France, remonte à l’époque coloniale. Elle est intimement liée à celle de l’Institut français d’Afrique Noire (IFAN). Créé en 1936 à Dakar, l’IFAN avait pour vocation le développement de la recherche dans les territoires colonisés. Le Musée national est héritier du Musée Soudanais de Bamako créé en 1953. L’artisan en est Szumowski, archéologue français d’origine polonaise qui était responsable du centre IFAN du Soudan. Les premières collections datent de cette époque.

Les locaux construits en 1981 furent conçus comme la première étape d’un projet plus grand. L’accent a été mis sur l’amélioration des conditions de conservation et l’accroissement des collections.

L’extension (2001-2003), financée par le gouvernement malien et l’Union européenne (UE), a abouti à multiplier les surfaces d’exposition par quatre (de 400 m2 à 1 700 m2), de mettre en place des services publics (accueil, boutique, cafétéria, restaurant) et d’améliorer la qualité de l’espace du Musée par l’aménagement d’un jardin de 2 000 m2.

Un grand programme de réhabilitation est en cours sur financement du Budget Spécial d’Investissement (BSI) d’un montant de 800 millions F CFA sur trois ans.

Il s’agit  de construire une nouvelle salle de réserve, de renforcer le système de sécurité, de l’électricité et de climatisation, enfin d’aménager l’espace.

Le Musée national n’est pas un simple lieu de rassemblement d’objets à l’histoire oubliée, il tient tout à la fois du centre culturel et de la “cathédrale” africaine. Un lieu où les objets sont toujours chargés de leur valeur spirituelle et magique.

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