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Pourquoi le programme le “Grand Mali avance” est le programme qu’il faut

Le deuxième tour de l’élection présidentielle du 12 août, remake du deuxième tour de l’élection de 2013, s’annonce sans beaucoup de surprise, au regard de l’avance large du président IBK face à son concurrent. Sauf cataclysme, le président Ibrahim Boubacar Keïta devrait être réélu pour un second et dernier mandat, pour mettre en œuvre un programme politique de modernisation du Mali.

Si la campagne du premier tour a été davantage une campagne de pectoraux politiques que de programmes, ce deuxième tour ouvre la voie à la confrontation profonde des idées et arguments de fond.

D’abord, le programme du président-candidat. En l’ouvrant, l’on est d’abord frappé par la forme. Le soin mis et la posture présidentielle à la fois sereine et optimiste témoignent d’une idée du Mali, d’une volonté certaine pour faire avancer le pays.
Ensuite, l’articulation et les axes révèlent la maîtrise du job.
D’abord les institutions publiques et les enjeux de sécurité, de cohésion nationale. Dans ce sens, le président-candidat s’engage à donner une “priorité à la pérennisation de la Loi d’Orientation et de
Programmation Militaire (LOPM), la Loi de Programmation sur la Sécurité Intérieure (LPSI) et à la mise en oeuvre effective de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé le 15 mai et le 20 juin 2015” et le renforcement des moyens de l’armée. Sans paix et sécurité, point de développement possible et le président IBK a sur ce plan, beaucoup d’expérience et de réussites à son actif. Il pourra corriger les manques, anticiper certaines situations, consolider les succès et finir le travail de
sécurisation du Mali.

Le programme présidentiel donne ensuite une priorité franche aux enjeux économiques qui représentent sans doute les sujets sur lesquels le président a le plus réussi ces 5 dernières années. Le Mali est en effet passé d’un taux de croissance négatif à un taux de croissance moyen soutenu de 5 %.

“Les efforts seront axés sur la stabilité du cadre macroéconomique, la bonne tenue des finances publiques, la valorisation de nos ressources agricoles et minières, la faible diversification de l’offre exportable.” L’amélioration de la gouvernance financière de l’Etat, la libération des freins à l’emploi et le déploiement d’investissements stratégiques, capables de favoriser une transformation de l’économie malienne permettront à notre pays d’amorcer réellement son émergence.
Ce défaut d’articulation représente le talon d’Achille du programme de Soumaïla Cissé qui non seulement, manque d’expérience d’Etat à la hauteur du président sortant, mais également des grilles d’analyse que
n’offre qu’une gestion de la chose publique à un certain niveau.
L’articulation à la fois cohérente, maîtrisée et dense du programme présidentiel témoigne de ce que le président IBK veut réellement faire réussir le Mali. Les Maliens doivent accompagner un homme de passion, de volonté et surtout de compétence.

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