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Mali: « consensus » sur le fichier électoral à la veille de la présidentielle

Un consensus s’est dégagé samedi, à la veille de l’élection présidentielle au Mali, au sujet du fichier électoral contesté depuis une semaine par une grande partie de l’opposition, ont affirmé samedi le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et plusieurs candidats de l’opposition.

« Le climat s’est apaisé. La confiance s’est réinstallée », a déclaré à l’AFP le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif à l’issue d’une réunion de dernière minute entre le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga et les forces politiques maliennes, en présence de représentants de la communauté internationale.

« Aujourd’hui, tout le monde est d’accord. Il n’y a qu’un seul fichier électoral » et « tous les 24 candidats ou leur représentants (présents à cette réunion) acceptent de participer à l’élection présidentielle », a ajouté le représentant de l’ONU, l’un des artisans de l’organisation de cette rencontre.

Trois candidats –le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé et Niankoro Yeah Samaké, du Parti pour l’action civique et patriotique– ont confirmé à l’AFP qu’un accord avait été trouvé autour du « fichier électoral et des procurations ».

La fin de campagne a été marquée par une polémique sur les listes électorales, l’opposition dénonçant un risque de fraude en raison de divergences entre le fichier ayant servi à l’établissement des cartes d’électeurs, audité en avril par des experts de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), et celui mis en ligne début juillet.

Le gouvernement assurait depuis des jours qu’il n’existait qu’un seul fichier, expliquant les anomalies par un problème de serveur informatique, sans convaincre jusqu’ici l’opposition.

Celle-ci contestait par ailleurs une directive du Premier ministre « libéralisant » le vote par procuration, qui sera finalement « abrogée », selon l’accord trouvé samedi, a-t-on indiqué dans l’entourage de Soumaïla Cissé.

« C’est le fichier audité par l’OIF qui servira le jour des élections », a précisé Mahamat Saleh Annadif. « Peut-être qu’il comporte des insuffisances, mais dans tous les cas les experts peuvent aller à la Délégation générale aux élections (DGE) pour vérifier », a ajouté le chef de la Minusma.

La réunion a également débouché sur un accord autorisant les observateurs électoraux nationaux et internationaux à assister à l’ensemble des opérations dans les centres de centralisation des résultats, comme l’avait notamment réclamé la chef de la mission d’observation de l’UE, la députée européenne italienne Cécile Kyenge.

Plus de huit millions d’habitants de ce vaste pays enclavé d’Afrique de l’Ouest, comptant une vingtaine d’ethnies, sont appelés aux urnes pour reconduire le président Ibrahim Boubacar Keïta ou élire un de ses 23 concurrents.

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