Bulletin

Mahamoud Dicko au lancement de la Télévision Niéta : « Il n’y a aucune divergence entre IBK et moi »

Invité en tant que parrain de la cérémonie de lancement de la « Télévision Niéta », le président du Haut conseil Islamique enlève toute équivoque sur le prétendu divorce largement commenté par les médias nationaux, entre lui et le président de la République

Mahamoud-Dicko

Ainsi, l’occasion était bonne pour lui de rappeler la mission fondamentale du Haut conseil islamique, qui consiste à jouer le rôle d’interface auprès de l’Etat. Pour Mahamoud Dicko, la situation actuelle du pays ne doit laisser personne indifférente. Surtout lui qui est le président d’une organisation dans laquelle se trouve une majorité écrasante du pays.  En mettant le Mali au-dessus de tout, l’Imam Dicko, pense qu’il est de sa responsabilité d’alerter les plus hautes sur la situation que traverse le pays.

En mettant fin aux suspicions d’une quelconque grogne entre IBK et lui, Mahamoud Dicko dira en ces termes : « Pas de guerre entre nous. Il est mon ami et il le restera toujours. Parce que il l’a été avant de se voir confier les destinés de ce pays ». De même, IKB n’a fait savoir à personne qu’il y avait un problème entre eux. Le président du Haut conseil islamique d’ajouter qu’il est dans son droit d’attirer son attention sur la dérive qui guette le Mali. Puisque c’est un exercice pour lequel ils ont été interpellés en 2013 à la grande mosquée de Bamako, par le candidat Ibrahim Boubacar Keita, à l’époque.

Selon lui, ce devoir pour lequel il est en train de s’acquitter, c’est le pour bien du pays. Puisque le Mali traverse actuellement une situation  d’impasse, chaque citoyen de quelque bord qu’il soit, doit rester débout, pour apporter une solution. L’heure n’est plus aux divergences pour des intérêts égoïstes. Pour cela, nous devons parler et faire des propositions pour le bien de ce pays.

En réponse, à ceux qui ont avancé des thèses selon lesquelles, il cherche une transition pour la gestion du pays, Dicko a répondu, que rien ne le déroutera de ses convictions d’un homme religieux et pieux. Aussi, il dira qu’il n’est pas un étranger dans l’avènement de la démocratie au Mali. Car, il fut l’un des acteurs des négociations qu’ont abouti à la libération du Dr Oumar Mariko, à l’époque secrétaire général de l’AEEM.  Mahamoud Dicko et d’autres qui ont aussi toujours œuvré dans l’ombre pour le bien ce pays, avaient démarché le bureau de l’UNTM pour tenter de trouver un issue favorable à la crise estudiantine, soldée par un coup d’Etat sur le régime de l’ex-président Moussa Traoré.  En 2012, il aurait entrepris les mêmes démarches pour tenter sauver le pays de l’invasion djihadiste.

Quant à la façon de faire la politique au Mali, le président du Haut conseil islamique, dira malheureusement que nous avons des hommes politiques et des hommes d’Etat. Pour lui, un homme politique, c’est celui qui pense à son élection et à sa réélection. Hors, un homme d’Etat c’est celui qui pose des jalons pour des générations futures.  Mahamoud Dicko a attiré également, l’attention des acteurs politiques, sur les manœuvres qui sont en train de se faire pour en finir avec le Mali. Puisque dans leur machination, ils ont réussi à les opposer, voire les diviser. Donc, une crise de confiance s’est instaurée entre le peuple et les acteurs politiques.

Le chantier pour lequel ils se battent maintenant, c’est de faire en sorte que la jeunesse s’oppose à leurs leaders religieux. Sur ce point, Mahamoud Dicko pense profondément qu’ils se trompent. « Puisque, cela n’arrivera jamais dans notre cher et beau pays » a prédit le président du Haut conseil islamique.

Diakalia M Dembélé

Résolution 2374 des Nations Unies : Les précisions du ministre Tiéman Hubert Coulibaly 

Les menaces contenues dans cette résolution onusiennes ne visent pas directement le gouvernement, mais plutôt tous les acteurs qui entraveraient la mise en œuvre de l’accord de paix par leurs actions sur le terrain ou leurs comportements

Pour faire le point de ses récents voyages diplomatiques  consacrés à l’examen par le Conseil de sécurité de l’ONU de la situation sur la crise au Mali et la tenue du 30ème sommet de l’Union africaine à Addis-Ababa, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Hubert Coulibaly était, le jeudi 1er février, devant la presse. C’était au sein de son département et en présence de ses collaborateurs.

Occasion pour le chef de la diplomatie malienne de faire, non seulement le point des grandes décisions issues de ces deux rencontres auxquelles il a pris part, mais aussi des précisions sur les récentes attaques injustifiées des médias étrangers dont notre pays fait l’objet.

D’entrée de jeu, le ministre des Affaires étrangères fera comprendre que le dernier rapport du secrétaire général des Nations Unies sur l’évolution du  processus de paix et la situation sécuritaire au Mali est intervenu sur la demande même du Mali, et que les mesures de sanction ne visent pas le gouvernement malien.

Tiéman Hubert Coulibaly a soutenu que le rapport du Conseil de sécurité est un rapport  fidèle à la situation sur le terrain en ce qu’il reconnaît les efforts du gouvernement malien pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et de la réconciliation, avant de dénoncer une mauvaise interprétation du régime de sanctions contenu dans la Résolution 2374. Les menaces onusiennes, assure-t-il, ne visent pas directement le gouvernement, mais plutôt tous les acteurs qui entraveraient la mise en œuvre de l’accord de paix par leurs actions sur le terrain ou leurs comportements.

Selon lui, le gouvernement est d’ailleurs en phase avec la Communauté internationale et que les deux parties sont satisfaites réciproquement. « Nous apprécions la présence des forces étrangères pour nous soutenir, et la Communauté internationale nous félicite des efforts pour la paix… », a souligné le ministre Coulibaly qui en a profité de l’occasion pour se féliciter du dynamisme de la diplomatie malienne sous le leadership du Président IBK.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a été provoqué par les journalistes pour rebondir sur les récentes interférences contre le Mali. Il a dénoncé les propos extrêmement graves du journaliste français d’Europe 1, Vincent Hervouët contre le Mali, en précisant que les gens disent tout sur le Mali sans avoir la moindre maitrise de leur sujet. Toutefois, le chef de la diplomatie malienne a tenu à préciser que les propos de ce journaliste ne constituent nullement la voix de l’Etat français.

Daniel KOURIBA

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