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Esclavage en Libye, G5 Sahel, l’avenir du Cfa : trois questions à Macron, qui démarre ce lundi sa première tournée en Afrique

A partir de ce lundi 27 novembre, le président Emmanuel Macron, qui a mis en place un Conseil présidentiel pour l’Afrique au lendemain de son accession au pouvoir, entame un périple dans le continent. Pour une première tournée, il visitera Ouagadougou, Abidjan (où l’attend un sommet Union africaine-Union européenne) et Accra.

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Cette tournée intervient en pleine tempête médiatique autour de la vente de migrants africains en Libye. Que compte faire la France pour la maîtrise des flux de migrants ? Pour donner davantage d’ampleur à la question, en quoi le discours de Ouagadougou de Macron de ce mardi va-t-il différer de celui de Dakar, qui avait choqué plus d’un Africain. Discours, pour mémoire, prononcé il y a de cela dix ans par Nicolas Sarkozy, qui pensait que l’Afrique n’est pas complètement entrée dans l’Histoire ?Une autre interrogation a trait à l’avenir du F Cfa, qui demeure, dans l’entendement des panafricanistes résolus, cette Communauté française d’Afrique, contrôlée par la France pour mieux perpétuer le néocolonialisme. Même des chefs d’Etat africains réputés membres de la Françafrique comme Idriss Déby souhaitent une réforme du F Cfa. En somme, il se formule une vraie opinion africaine, pareille à celle européenne qui a précédé la naissance de l’euro, à ce sujet. Le président Macron va-t-il couper le cordon ombilical en proposant une réforme de la zone Franc?
Le président de la République française est aussi attendu sur la question de lutte contre le terrorisme, avec, en toile de fond, la crise malienne et les interférences des Etats-Unis d’Amérique dans les affaires de ce qui est perçu comme son pré-carré.
En clair, selon un article publié le mardi 31 octobre par Le Monde, Les Etats-Unis comptent débloquer la bagatelle de de 51 millions d’euros pour soutenir les pays de cette force africaine antiterroriste.
C’à quoi s’opposerait la France qui compte sur un appui de l’ONU pour financer la lutte contre le terrorisme dans cette partie de l’Afrique.
Le journal précise qu’à cette date, « seuls 108 millions ont été levés pour permettre le déploiement de cette force qui devrait compter à terme 5 000 hommes et mener des actions de contre-terrorisme sur les zones transfrontalières, en complémentarité de l’opération française « Barkhane » et de la Minusma, la mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali ».
Toutes ces questions ont une corrélation directe avec les grands changements géostratégiques induits par l’émergence des pays des BRICs dits émergents. Sous ce rapport, la percée de la Chine en Afrique a sensiblement modifié le rapport des forces.
En définitive, il souffle en Afrique le vent d’un changement qui charrie une volonté du secteur privé de se libérer de l’ombrage que lui portent les entreprises françaises présentes dans le continent. Quel modèle de partenariat nouveau ?

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