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Élections locales au suffrage universel : portrait-robot de l’élu idéal

À deux semaines du début de la campagne électorale, tous les yeux sont rivés sur les différentes têtes de liste, à un mois des élections locales. Quelles qualités leur permettront de se départager ?

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« Les élections, c’est une course de relais, il faut de bons coureurs et de bons relayeurs », précise Ibrahim Oumar Ly, Secrétaire général de l’UM-RDA Fasô Jigi. La nouvelle loi portant réforme des collectivités territoriales attribue aux régions et communes de nouveaux pouvoirs, élargis. Cela exige  des partis politiques qu’ils se réinventent, pour que le nouveau « chef de l’Exécutif » de la localité puisse cocher toutes les cases. Quel profil doit-il avoir ?

Critères légaux 

L’aptitude à être élu est prévue dans la loi électorale du 2 Octobre 2016. Outre les conditions de forme de la déclaration de candidature, elle prévoit des conditions de fond, dont la qualité de citoyen malien, évidemment. Ensuite vient l’âge minimum requis, 21 ans. Le plus jeune candidat, dans le cercle de Kita, est Cheick Oumar Diallo de l’ADP – Maliba, 31 ans. Après la proclamation des résultats, l’attribution des sièges nécessite qu’un parti obtienne au moins 5% des suffrages exprimés. La loi portant Code des collectivités territoriales liste en son article 307 les cas de non-cumul des fonctions de conseiller régional et d’autres, telle celle de maire.

Critères de personnalité 

« Les élections locales sont plus celles d’une personnalité que d’un parti », assure Abouzeidy Ousmane Maiga, tête de liste URD pour la Présidence du Conseil régional de Gao. Car le système politique veut que la seule volonté soit insuffisante pour être candidat. Eu égard à la crise multidimensionnelle dont le Mali tente de sortir et à l’élargissement des pouvoirs du Conseil Régional, son Président devra, selon lui, « être un cadre compétent, qui maitrise les rouages administratifs et politiques ».

Pour le Secrétaire politique de l’ADP – Maliba, Cheick Oumar Diallo, « il est important, et surtout temps, que le pays profond ait la parole, se fasse entendre ». Il s’agira donc d’avoir « une vision pour le développement au plus près des réalités locales ». Le « chef de l’Exécutif » devra avoir des « attaches avec la localité », une certaine « légitimité». La notoriété locale, nécessaire pour toute élection, est donc la clef pour l’emporter. Elle demande « un travail politique, qui nécessite de poser des actes pour la localité, et de l’engagement », résume M. Diallo.

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