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Présidentielle de 2018: le plan machiavélique de « Soumi champion »

Après Moussa MARA, c’est au tour de Soumaila CISSE d’aller rencontrer et solliciter certainement les bénédictions des autorités françaises pour les prochaines élections présidentielles. Tout se décide-t-il à Paris ? S’agit-il de la poudre aux yeux ?

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En tout cas, le chef de file de l’opposition, au cours de ses entretiens parisiens, qui a insisté sur la nécessité d’une transparence électorale, demandant à ses interlocuteurs d’être vigilants sur cette question dans les mois à venir, n’est pas en dessus de tout soupçon.

Des manœuvres seraient déjà en cours par Soumi et les siens pour arriver à tout prix au pouvoir en 2018. Mais, lui qui conteste la souveraineté de son pays est-il mieux placé pour nous parler d’élections les prochains mois ?

De passage à Paris du 26 au 30 septembre dernier, Soumaïla CISSE, chef de file de l’Opposition malienne, s’est entretenu avec ses réseaux français, à moins d’un an de la présidentielle, dans notre pays, prévue pour le mois de juillet 2018.
Le chef de file de l’opposition, non moins président de l’Union pour la république et la démocratie (URD), selon nos confrères de Jeune Afrique, a été reçu le 26 septembre par Rémi Maréchaux, directeur Afrique du Quai d’Orsay, et, le lendemain, par Franck Paris, conseiller Afrique d’Emmanuel MACRON.

Les entretiens, indique-t-on, ont porté sur de nombreux sujets, dont la lutte contre le terrorisme et l’insécurité, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, la gestion de l’immigration clandestine.
Aussi, rapporte-t-on, Soumaïla CISSE a insisté sur la nécessité « de la transparence électorale », demandant à ses interlocuteurs d’être vigilants sur cette question dans les mois à venir.

Cette demande de M. CISSE à l’endroit des partenaires de notre pays en prélude aux prochaines élections est assimilable à l’histoire « du voleur qui crie au voleur ».
Cette fuite en avant de «Soumi Champion» n’est pas nouvelle. Elle est identique aux déclarations de responsables de son parti, à la suite des élections communales de novembre 2016 :
«Nous n’accepterons pas que le RPM nous vole notre victoire. Celui qui tentera de voler notre victoire nous trouvera sur son chemin… »
Tout se passe comme si l’opposition était déjà primée d’une certification d’honnêteté par une institution agréée.

Les menaces proférées par une Opposition de façade, des dénonciations légères n’incommodent nullement les démocrates maliens. «Le chien aboie, la caravane passe». Parce que notre chef de file de l’opposition, malgré ce statut, a fait l’infâme choix de manipuler l’opinion ; de jeter tout un pouvoir à la vindicte populaire, d’altérer le jeu politique. Comme si cela ne suffisait pas, il faut entrainer les partenaires extérieurs dans ce jeu purement enfantin.

Et pourtant, il se murmure dans certains milieux distillés que cette opposition dispose d’un plan machiavélique pour emporter haut la main les élections présidentielles de 2018. Pour cela, usera-t-elle des 500 000 000 de francs CFA à elle alloués par l’État ? En tout cas, nos sources sont formelles: «Soumi champion» et les siens prévoient de payer et de mettre en stock le maximum de cartes NINA pour les distribuer au moment opportun. Les personnes retenues pour cette distribution recevront 200 000 francs CFA pour la réalisation de ce projet.

Pourquoi prendre alors les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages ?
Aujourd’hui, les Maliens commencent à douter de la conviction démocratique de leur chef de file de l’opposition qui n’a pas hésité de vendre aux chiens la souveraineté de son pays et avec lui tous ceux qui l’accompagnent pour leurs intérêts égoïstes. Aujourd’hui, nous pensons que «Soumi Champion» et les siens, qui ont récemment contesté la souveraineté de l’État du Mali pour empêcher l’organisation de la révision constitutionnelle, sont mal placés pour parler d’élections présidentielles, dans les prochains mois.

Élu député au sein d’un parti devenu la seconde force politique du pays, ses nombreuses attaques sans fondement n’empêcheront pas le Président IBK de créer un statut pour le chef de file de l’opposition, en guise de concrétisation d’une promesse présidentielle.
Cependant, à l’Assemblée nationale, il usera et abusera de la technique des motions de censure. Avec Moussa MARA d’abord, puis Modibo Kéita ensuite, mais à chaque fois le gouvernement s’en est sorti sans dommages.

La dernière motion de censure déposée sur la base de la prétendue signature d’un accord de réadmission de migrants était en réalité fondée sur une rumeur pernicieuse qui s’est effondrée comme un château de sable.
Celui à qui le contribuable malien a accepté de mettre à la disposition 500 millions de francs CFA pour mener des critiques positives et proposer des alternatives crédibles pour sortir le pays du fond l’abime et poser les jalons de son développement, s’obstine à vendre l’honneur du pays au diable.

Ne dit-on pas que lorsqu’on est aux abois, on s’accroche au moindre détail ? Cela ressemble beaucoup à de la bassesse.
Le combat pour la victoire finale pour Soumaïla CISSE passe plutôt par élargir sa base électorale que d’aller fanfaronner à Paris pour demander les faveurs des dirigeants de ce pays. Seulement, il se trouve que le seul sport dans lequel excelle le chef de file de l’opposition est la spéculation.

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