Une unité belge de reconnaissance, ainsi qu’une équipe de renseignement humain intégreront la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) en 2018, a indiqué le général-major Jean-Paul Deconinck qui commande cette mission depuis le mois d’avril.

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Deux hélicoptères NH90, ainsi qu’un avion de transport C-130 seront également affectés à cette opération onusienne l’année prochaine, a-t-il confirmé. Le Mali constitue aujourd’hui le principal théâtre d’opérations de l’armée belge à l’étranger. Plus de 180 militaires sont actuellement actifs au sein de la mission européenne de formation EUTM, dont le général de brigade belge Bart Laurent assure actuellement le commandement militaire.

La Belgique cédera la responsabilité de cette mission à l’Espagne dès la fin du mois de janvier 2018. Son effectif se réduira en conséquence, seule une vingtaine de Belges restant actifs dans l’EUTM une fois cette date arrivée.

La présence belge dans cet Etat du Sahel devrait néanmoins persister, puisqu’elle se renforcera parallèlement dans la Minusma, qui constitue la quatrième plus importante opération de maintien de la paix de l’ONU dans le monde.

Une unité de reconnaissance belge, le bataillon Istar basé à Heverlee, sera ainsi déployée dès l’an prochain au Mali, a indiqué le général-major Deconinck à l’agence Belga dans le cadre de la visite du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders au Mali. Une équipe belge de renseignement humain ralliera également le Mali en 2018, a-t-il ajouté.

Le chef de la Minusma se félicite de cette nouvelle affectation, estimant que le bataillon Istar « sera bien plus utile au Mali qu’il ne l’est devant les ambassades ».

Le bataillon Istar participe actuellement à l’opération Vigilant Guardian (OVG), qui voit le déploiement de militaires dans les rues de Bruxelles et d’autres grandes villes du pays.

Jean-Paul Deconinck s’est montré critique envers Vigilant Guardian à plusieurs reprises lorsqu’il commandait la composante Terre de la Défense. Mardi, il a réitéré ses réserves sur cette opération qui a démarré en janvier 2015, estimant que « le Sahel est bien plus important qu’OVG pour la Belgique ».