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Allaye Boureima Touré et Oumou Touré, ces pseudos activistes de la société civile

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Ils sont présents sur toutes les scènes où l’on parle de la vie de la nation. Mais Allaye B. Touré, « empereur » du Conseil national de la société civile, et Oumou Touré de la « Cafo » n’ont en réalité d’autre ambition que de s’enrichir sur le dos du contribuable malien. Leur système machiavélique doit être compris maintenant de tous les Maliens.

Successivement président du Conseil national de la société civile et présidente de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali, M. Touré et Mme Touré sont loin d’incarner les personnes idéales pour diriger ces structures qui doivent lutter contre les mauvaises pratiques du gouvernement afin de garantir un meilleur cadre de vie pour le citoyen. Cela est loin d’être le cas pour le CNSC et la Cafo.
Jadis très actives et percutantes, le CNSC et la Cafo sont plongés dans un chaos qui ne dit pas son nom. En ce qui concerne la société civile, l’on se demande si elle existe aujourd’hui tant elle est loin de son rôle. Combien de fois M. Touré a haussé le ton pour demander une réduction des prix des denrées de première nécessité ?
Combien de fois a-t-il démarché les entreprises parapubliques ou privées pour qu’elles revoient leurs tarifs ? Combien de fois la société civile version Allaye Boureima a battu le pavé pour dénoncer une injustice causée par les gouvernants ? Ces questions resteront sans nul doute sans réponse car les faits sautent aux yeux. Aucun des actes ne semblent posés.
Et pourtant les faits ne manquent. Il y a quelques années, l’opérateur de téléphonie mobile Orange-Mali avait rendu payant son service client à 10 F CFA, le répondeur était devenu payant ; pis encore : le transfert d’Orange Money entre deux clients est aussi devenu payant. Bien avant ça, la société Bramali avait ajouté 25 F CFA sur le prix de l’unité de la boisson.
C’était dans l’optique d’accompagner la Coupe d’Afrique des nations au Mali. L’argumentaire trouvé était de remettre le prix à son prix initial après la Can. Rien n’a finalement changé.

La Tata nationale
De son côté, la Tata nationale coordonne mal ses missions de ministre de la Promotion féminine et de présidente inamovible de la Cafo. Promue récemment ministre, Oumou Touré s’accroche comme elle peut à son poste de présidente de la Cafo, malgré l’opposition d’une frange de cette association qui exige son départ. Mais Mme voit les choses d’un autre oeil, s’accrochant au cumul de fonctions opposés comme à une bouée de sauvetage.
Ce que Madame feint d’ignorer, c’est qu’au moment de l’élaboration des textes de la Cafo, l’on ne pouvait pas imaginer qu’un jour une présidente en exercice de la Cafo allait prétendre être une ministre. Mais à en croire cette militante de la Cafo qui a préféré garder l’anonymat, cette hypothèse est juste est prétexte pour Oumou pour pouvoir gérer cette structure, après son séjour au département ministériel.
« Ce sont des millions de fonds qui viennent au nom de la Cafo. Mais Dieu seul sait comment ils sont gérés. Oumou représente le Mali dans la plupart des rencontres internationales, elle parle à notre place et rarement une séance de restitution est organisée. S’y ajoutent des financements faits par des structures internationales, mais qui n’ont aucun impact sur la vie de la femme au quotidien. Or, la Cafo, normalement doit contribuer à valoriser le statut de la femme par des activités de formation et d’information, de plaidoyer et de lobbying et elle doit apporter un appui technique à ses membres à travers des activités d’appui-conseil et d’orientation en matière de recherche de financement. Elle assure l’interface entre ses membres et les autorités publiques ».
Bref, les Maliens commencent à comprendre maintenant les vraies motivations de ces deux Touré à vouloir s’accrocher. Il est encore temps qu’ils défendent l’intérêt de la nation au lieu de penser à eux seuls. Une société civile digne de nom ne doit pas avoir de programme de conquête du pouvoir, cette tâche est dévolue aux partis politiques. Cependant, les dirigeants et leaders de la société civile doivent être capables de maîtriser les questions sociales, économiques, politiques et sécuritaires de la République.
La société civile est la véritable courroie de transmission, mais en aucun elle ne doit laisser la population souffrir sans lever le petit doigt. C’est qui se passe au Mali. L’histoire le retiendra…

 

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