Bulletin

Le Mali est le premier pays à ratifier le Protocole de Kigali

Le Mali a été le premier Etat à ratifier le Protocole de Kigali. La ratification a été reçue le 31 mars 2017. D’autres pays devraient ratifier cet amendement au cours des prochains mois. Ainsi, le Protocole de Montréal adopté il y a trois décennies, marque un jalon avec la première ratification par le Mali de l’amendement de Kigali. La réduction des hydrofluorocarbures dans le cadre de cet Amendement devrait éviter un réchauffement de 0,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle, tout en continuant à protéger la couche d’ozone.

Les pays qui ratifient l’Amendement adopté en octobre 2016 dans la capitale rwandaise s’engagent à réduire de plus de 80% la production et la consommation de puissants gaz hydro-fluorés à effet de serre au cours des 30 prochaines années. L’amendement de Kigali entrera en vigueur le 1er janvier 2019, à condition qu’il soit ratifié par au moins 20 parties au Protocole de Montréal. Pour mémoire, en vertu du Protocole, les nations du monde ont progressivement éliminé près de 99% de près de 100 substances appauvrissant la couche d’ozone et ont empêché des impacts négatifs sur l’agriculture, les animaux, les forêts, la vie marine, les écosystèmes naturels et les matériaux. De plus, jusqu’à 20 millions de cas de cancer de la peau peuvent être empêchés chaque année. Il faut retenir que les hydrofluorocarbures (HFC) sont des supers polluants, fabriqués industriellement, que l’on trouve dans les réfrigérateurs et les climatiseurs. Ils ne sont pas présents en grande quantité dans l’atmosphère et ont une courte durée de vie d’une quinzaine d’années ou moins, mais ont un potentiel de réchauffement plusieurs milliers de fois supérieur au dioxyde de carbone (CO2). Le comble est que ces gaz ont été massivement utilisés à partir des années 1990, pour remplacer les chlorofluorocarbures (CFC), responsables d’une partie de la destruction de la couche d’ozone et interdit par le protocole de Montréal en 1987. Les HFC sont de plus en plus utilisés, particulièrement dans les pays en développement qui souffrent les premiers du changement climatique. Ce sont les gaz à effet de serre avec la plus forte croissance annuelle, soit, en moyenne, de 10% à 15% par an, dans le monde.

La première session de la HAC tenue dans l’objectif de capitaliser les acquis

 

La Haute Autorité de la Communication (HAC) a tenu le jeudi 13 avril 2017 sa première session ordinaire de l’année 2017. C’était au Gouvernorat du District  de Bamako sous la présidence de M. Mamadou Magassouba, directeur de Cabinet de la Primature. On notait aussi la présence de quelques présidents des Institutions de la République, de membres du Gouvernement et de plusieurs autres personnalités du monde la Communication.

Après les mots de bienvenue du maire de la Commune IV, le président de la HAC, M. Fodié Touré, a déclaré que la présente session a pour objectif de capitaliser les acquis de la précédente. Cette session aura permis également d’identifier et de peaufiner les modes d’action qui permettront à la HAC de renforcer ses capacités, de multiplier ses interventions sur le terrain et de régler les situations litigieuses. C’est ce qui lui permettra de dire plus loin que «depuis le mois de mars 2017, la HAC a commencé une opération de retrait de services, c’est-à-dire de fermeture de radios. Et d’ici la fin des travaux de la présente session, 47 radios privées auront leurs décisions de fermeture». Il ajoutera en outre que dans les six prochains mois, la mise en œuvre des résolutions issues de la précédente session se poursuivra pour tous les services de la communication audiovisuelle. M. Touré a indiqué aussi que de nouvelles mesures relatives aux médias en ligne, à la carte de presse des journalistes et à l’aide à la presse seront élaborées. Ces mesures concerneront aussi la définition des cadres précis de collaboration avec l’ORTM, l’AMRTP et la Société malienne de Transmission et de Diffusion (SMTD). Le président de la HAC a annoncé également que le processus de relecture des textes a déjà pris en compte la Loi N°83-63 du 18 janvier 1983 régissant la Publicité, dont le projet a été adopté par le Conseil des Ministres. «L’adoption de cette loi permettra d’assainir le secteur de la Publicité qui compte aujourd’hui plus de 300 agences dont une dizaine seulement répond aux attentes des usagers» a-t-il précisé.

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Les administrateurs du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur réunis pour examiner la vie de la structure

 

Conformément aux textes, les membres du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) étaient réunis les 14 et 15 avril 2017 à l’hôtel Radisson Blu de Bamako. C’était à la faveur du Conseil d’Administration de ladite structure.  Présidée par Dr Abdrahamane Sylla, ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, la rencontre s’est ouverte en présence de M. Habib Sylla, président du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur et de plusieurs autres personnalités. Cette session, essentiellement consacrée à l’examen et l’adoption des rapports sur la vie du HCME, le contrôle des taches issues de la dernière conférence, le rapport d’activités 2016 et les perspectives 2017, aura permis  aux administrateurs d’avoir des échanges fructueux avec l’ensemble des partenaires institutionnels du HCME. Durant deux jours, plus de 40 délégations venues de divers horizon ont échangé et fait des recommandations qui permettront d’apporter plus d’amélioration aux actions du HCME en faveur du développement du Mali et pour une meilleure gestion de la migration.

Dans son discours d’ouverture des travaux de cette session, le ministre Sylla a, après avoir rappelé les difficultés liées à l’immigration clandestine, souligné l’apport combien important fait à l’économie du pays par les maliens de l’extérieur. Ainsi, selon les derniers chiffres de 2016, ce sont plus de 400 milliards de F CFA que nos compatriotes vivant à l’extérieur ont envoyé via le circuit classique d’envoi d’argent. En outre, il a souligné que son département reste fortement engagé à trouver les solutions idoines pour lutter contre la migration clandestine.

Quant au président du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur, M. Habib Sylla,  il a indiqué que cette rencontre permettra à l’association de repartir sur de nouvelles bases. Il a invité les autorités à investir les fonds envoyés par les maliens de l’extérieur dans des projets de développement afin que ces derniers puissent retourner au pays.

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FORUM DES MEDIAS : De janvier 2017 à nos jours, la CVJR a reçu plus de trois milles dépositions des victimes

Le président de la Commission, Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) Ousmane Oumarou Sidibé était l’invité du débat « forum des médias » du jeudi 13 avril 2017, organisé par la Maison de la presse afin d’éclairer la lanterne des maliens sur les différentes questions vitales de la nation. L’émission était  animée par les directeurs de publication des « Echos », Alexis Kalambry, du « 22 Septembre », Chahana Takiou et du « Témoin » Abdramane Keita. Dans son introduction, le président de la CVJR a fait savoir que depuis son indépendance, le Mali a connu quatre rebellions armées 1963, 1990, 2006, 2012 et trois coups d’Etat 1968, 1991, 2012 qui ont entrainé des violations de Droits de l’Homme et occasionné des souffrances énormes pour l’ensemble de la population. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) a été créée pour contribuer à l’instauration d’une paix durable au Mali à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques. Le mandat de la CVJR couvre les crises, conflits et évènements violents subis par le Mali de 1960 à nos jours. Le cadre organisationnel de la CVJR prévoit une assemblée plénière, un comité exécutif, un secrétariat général, des sous-commissions, des chargés de mission, des experts, des personnes ressources, des assistants, des antennes régionales et des points focaux. Toutes les victimes de violations des Droits de l’Homme de 1960 à nos jours ainsi que les témoins de ces violations peuvent s’adresser à la CVJR. Le terme « victime » désigne quiconque ayant subi un tort suite à une violation de Droits de l’Homme, qu’il s’agisse d’individus, de groupe d’individus ou d’une personne morale. La CVJR comprend six antennes régionales. Il s’agit de l’antenne régionale de Bamako qui couvre le district de Bamako et les régions de Kayes et Koulikoro. Celle de Ségou qui couvre les régions de Sikasso et Ségou. Quant à l’antenne de Mopti, elle s’étend sur la région de Mopti. Pour Tombouctou, elle couvre les régions de Tombouctou et Taoudéni. L’antenne régionale de Gao pour les régions de Gao et Ménaka. Et celle de Kidal couvre la région de Kidal. La CVJR n’est pas un tribunal. Elle reconnait la nécessité de combattre l’impunité et adhère au principe de non-amnistie des crimes graves prévus par l’accord pour la Paix et la Réconciliation. Le recours à la justice pénale reste donc ouvert pour toute victime ayant témoigné devant la CVJR. Dans le cadre de son mandat, la CVJR accorde une attention particulière aux violations basées sur le genre, y compris les violences sexuelles.

Source : Inf@sept (MaliActu)

 

 

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