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Des dizaines de radios «pirates» dans le collimateur de la HAC

La Haute autorité de la communication (HAC) a décidé de fermer près de 50 radios privées qui émettent, selon elle, illégalement. Une association de journalistes de radio s’y oppose. Un bras de fer pourrait s’engager.

La Haute autorité de la communication tape du poing sur la table. Après une enquête fouillée, elle a constaté que dans la capitale malienne et à l’intérieur du pays, de nombreuses radios privées émettent sans autorisation. « Le nombre de radios en situation irrégulière approche la centaine, explique Gaoussou Drabo, membre de la HAC. Parmi elles, vous en avez 47 qui diffusent sans autorisation. Donc depuis le mois de février, on a rédigé un certain nombre de décisions de fermeture de radios. »

Mais l’Union des radios et télévisions libres du Mali (Urtel) ne veut pas entendre parler de fermeture de ces radios privées et réclame la suspension de la mesure. Bandiougou Danté, président de l’Urtel : « Nous pensons qu’on ne peut pas fermer une radio comme on ferme une boutique. Une radio implantée dans une localité pendant plusieurs années a un ancrage sociologique assez important. Quand il s’agira de procéder à la fermeture des radios parce qu’ils n’ont pas d’autorisations, nous nous opposerons fermement à ça. »

Mais l’Urtel, qui compte près de 400 radios libres, en règle vis-à-vis de la loi, veut dans un premier temps engager des négociations avec la HAC.

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