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5 morts dans l’attaque d’un groupe touareg par des jihadistes

Cinq personnes ont été tuées samedi dans le nord-ouest du Mali au cours d’une attaque visant un groupe armé touareg et attribuée à des jihadistes, a appris l’AFP auprès de ce groupe et de source militaire malienne.

« Notre base de Gargando (localité située à 170 km de Tombouctou), a été attaquée tôt ce samedi par des islamistes terroristes », a déclaré à l’AFP Oumar Ag Kéling, membre du Congrès pour la justice dans l’Azawad (CJA), joint par téléphone.

« Ils ont tué quatre de nos combattants, ainsi que le chef de village », a-t-il ajouté, indiquant que les assaillants seraient « de plusieurs nationalités, d’après les documents retrouvés sur place ».

Une source militaire malienne a confirmé cette information, affirmant que « ce sont les terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi, ndlr) qui sont les auteurs de l’attaque, parce que le CJA devenait une force incontournable dans la région ».

Depuis plus d’un mois, le CJA – créé en octobre 2016 afin de revendiquer une plus grande place dans le processus de paix pour la communauté touareg des Kel Ansar, implantée dans le nord-ouest du Mali – s’oppose à l’installation à Tombouctou des autorités intérimaires prévues par l’accord de paix.

Cet accord a été signé en mai-juin 2015 par le gouvernement malien, les groupes armés qui lui sont favorables et l’ex-rébellion à dominante touareg.

Par ailleurs, au moins un combattant d’un groupe armé pro-gouvernemental a été tué vendredi dans la région d’Anefis (nord-est) au cours d’une attaque dont les auteurs n’ont pas été identifiés, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire internationale.

Les autorités intérimaires, dont l’installation est prévue par l’accord de paix dans les cinq régions du nord du Mali, ont été mises en places avec plus d’un an de retard dans trois de ces régions: le 28 février à Kidal (nord-est), puis le 2 mars à Gao et Ménaka.

Cette disposition importante de l’accord n’est en revanche toujours pas entrée en vigueur dans les deux régions restantes, celles de Tombouctou et Taoudénit, en raison de tensions et de divergences sur le choix des personnes désignées pour y diriger ces autorités intérimaires.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013, à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques malgré la signature de l’accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

source : Journal du Mali

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