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FILIERE POISSON : La problématique de la conservation et de l’hygiène au cœur du débat

L’Agence de gestion du marché central à poissons de Bamako a organisé mercredi dernier dans ses locaux un atelier « sur les bonnes techniques de conservation et de transformation du poisson ». Ont pris part à la rencontre une vingtaine de participants, des femmes, des hommes et des jeunes, tous évoluant dans l’industrie du poisson.

Les travaux ont démarré dans la salle de réunion de l’Agence en présence de sa présidente directrice générale, Mme Diawara Aïssata Hamata Touré. La formation se situe dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs de la filière poisson, acteurs pour lesquels les bonnes techniques de conservation et de transformation restent un grand défi. A plus de 18 degrés Celsius, le poisson perd progressivement sa fraîcheur et à la différence de la viande, il se dégrade rapidement. Par conséquent, les pertes que subissent les producteurs artisanaux après capture sont estimées à 10%, révèle un document remis à la presse.
A en croire la même source, les mauvaises conditions de stockage peuvent exposer le poisson à la contamination microbienne et conduire à sa dégradation. Il peut également, au cours de différentes opérations de manutention, être l’objet d’avarie, donc déclaré impropre à la consommation humaine par les services compétents.
Selon Sékou Sacko, ancien producteur artisanal à Tamani (Région de Ségou), « la conservation commence après la capture. Le pêcheur doit se garder d’exposer le poisson au soleil ou le plonger dans l’eau en l’occurrence chaude. Cette responsabilité lui incombe en premier », a-t-il recommandé. Il s’est réjoui du fait que « cette formation nous apprenne de nouvelles techniques et pratiques pour améliorer l’hygiène dans l’industrie du poisson, c’est d’une grande utilité». Sidi Denon, un poissonnier un peu particulier, partage le même avis que son collègue de Tamani. Il estime que l’aspect modernité et amélioration de l’hygiène du poisson au Mali de cette formation sera bénéfique pour toute la filière. « Je suis étudiant en droit, je fais ce métier pour subvenir à mes besoins. En plus de la problématique de l’hygiène du poisson, il y a d’autres inquiétudes comme l’instabilité du prix du poisson qui n’aide vraiment pas. Mais, je suis sûr que la filière a un bel avenir avec la modernisation vers laquelle les politiques veulent la pousser ».
Le formateur principal de cet atelier est un expert japonais, Takafumi Toshihara envoyé auprès du marché central par l’Agence internationale de coopération japonaise (JICA), il est secondé par Moussa Samaké, lui aussi formateur. Pour la présidente directrice générale, Mme Diawara Aïssata Hamata Touré, le Japon compte au nombre des partenaires majeurs de la filière poisson. Le marché central à poissons est le fruit de la coopération Mali-Japon et a été réalisé en 2011 pour être la vitrine de la commercialisation du poisson au Mali et du savoir-faire malien en matière de produits halieutiques.
Selon les estimations de l’Agence de gestion du marché central à poissons, le malien consomme en moyenne 9 kg de poissons. Cette consommation va croissante en raison de la démographie et du pouvoir d’achat de la population moyenne des centres urbains. Pêché dans les principaux cours d’eau du pays ou importé depuis des pays voisins, le poisson fait désormais partie du quotidien des populations qui y consacrent une bonne partie de leurs portefeuilles.
Mamadou DOLO
dolo@journalinfosept.com

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