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Insécurité au Nord du Mali : A quand la paix ?

Depuis la signature de l’accord pour la paix en juin 2015, les autorités nationales peinent  à trouver une solution pérenne à la crise du nord. Pourquoi tout ce retard dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix, malgré la présence des forces étrangères (Barkhane et MINUSMA) ? En tout cas, la situation du septentrion malien ne s’améliore guère, des bandits armés et autres narcotrafiquants y pullulent et y font régner la terreur, avec pour cible privilégiée les forces en présence (MINUSMA, Famas et maintenant les groupes armés signataires de l’accord).

La paix, censée revenir sur le sol malien avec l’arrivée de l’opération Serval et le déploiement de la MINUSMA, apparaît aujourd’hui fragilisée, au regard de la recrudescente des attaques dans le nord et au centre du pays. Cela fait plus de deux ans que l’opération française Barkhane a été lancée pour sécuriser le Sahel dont le Mali, mais le bilan de cette opération est atténué par la multiplication d’actes terroristes au nord comme au centre du pays, selon des observateurs de la crise malienne. On se rappelle très bien que le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé au mois de juin dernier le mandat de la MINUSMA dont l’effectif s’est d’ailleurs étoffé. Malgré la présence de ces milliers de soldats sur le sol malien, le nord du Mali est transformé en un sanctuaire où des individus sans foi, ni loi sèment le trouble, avec comme victimes collatérales, des populations civiles prises en otage et abandonnées à leur triste sort. Pourtant, le Chef  de la MINUSMA, Mahamat  Salet  Annadif  disait « utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites de ses capacités dans ses zones de déploiement sur le territoire Malien ». Faut-il revoir le mandat de la MINUSMA, sinon renvoyer cette force Onusienne qui, dans l’imaginaire populaire, ne fout pratiquement rien sur le sol malien ? Les avis sont partagés ! À Bamako, le pouvoir central se voit de plus en plus indexé comme étant incapable de faire face à la gestion de la crise, voire même complètement dépassé par la situation. Après donc l’attaque meurtrière du poste de Napala, où plusieurs dizaines de soldats ont perdu la vie, le camp de regroupement du MOC (Mécanisme Opérationnel de Coordination) de la ville de Gao a été endeuillé par les terroristes d’Almourabitoune, le 18 janvier dernier, avec à la clé des dizaines de morts et blessé. Quand est-ce que les autorités mettront fin à ses hostilités dans le nord et centre du pays ? La question reste posée.

O.O

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